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Les p’tits Bleus loupent le coche.

 


Le FC Lannion avait l’occasion samedi de confirmer sa bonne dynamique du moment après trois matchs sans défaite (deux nuls, une victoire). Mais les hommes de d’Ornano ont rechuté en s’inclinant sur leur pelouse face à la TA Rennes (1-0), un concurrent direct pour le maintien.

« Ce soir, il faut se battre ! » haranguait le capitaine Benoît Le Dantec dès l’échauffement à ses partenaires. Les garçons, concentrés et motivés en apparence, auront bien essayé de se battre, mais ce ne fut guère suffisant. Avant la rencontre, la TA Rennes pointait juste devant Lannion, qui pouvait voir peut-être le bout du tunnel en s’extirpant de la zone de relégation. Mais les hommes de d’Ornano, à côté de leurs pompes, n’ont pas su saisir leur chance ou, du moins, leur destin. Pourtant, le début de partie laissait envisager tout autre chose, à l’image de cette reprise cadrée (la seule du match) de Vidot à l’issue d’une combinaison avec Bodin sur corner (1e). Le même Vidot frappait quelques minutes plus tard, hors cadre (8e). Petit à petit, les Bleus laissèrent la possession du ballon à leurs adversaires du jour. La TA Rennes se montrait plus tranchante à la récupération et se projetait de manière plus incisive, les Lannionnais pêchant dans les trente derniers mètres, comme l’illustre cette frappe de Devaux, aligné en pointe, complètement dévissée (27e). Le FC Lannion reculait dangereusement, au point de concéder, sur une attaque placée, le poteau (44e).

Un manque cruel d’efficacité.

S’ils revenaient les premiers sur le terrain, les Bleus n’étaient pas vraiment plus déterminés qu’en première période. Secoués dans les duels, notamment au milieu de terrain, manquant d’un poil de technicité et de précision dans les transmissions, Lannion aurait pu inverser la tendance, sur le face à face manqué de Devaux, qui ne pouvait conclure (75e). Dans la suite même, Pedomey se muait en dernier rempart pour éviter l’ouverture du score. Mais cette dernière arriva plus vite que prévue, après la tête de Dreuslin sur corner (79e). Poussés par leur public, les joueurs de d’Ornano tentaient en vain de se ruer en contre-attaque, mais les hors-jeu ou le manque de lucidité, comme cette reprise de Soilihi au-dessus de la barre après un contre centre de Bodin, barraient la route de l’égalisation. « On a trop subi et on n’a pas su prendre l’ascendant regrettait le coach costarmoricain au coup de sifflet final. Nous n’avions pas la grinta. Et dans ce cas, le talent n’est pas suffisant pour exister ». Le talent, Lannion l’a. Mais le maintien se jouera au forceps.

Alexandre Bergalasse




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